« Les cercles de la création » : la saga libératrice de Pauline Marie d’Elbée

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Pauline Marie d’Elbée a 14 ans lorsqu’elle subit du harcèlement scolaire. Pour survivre à cette période difficile de sa vie, elle se réfugie dans la rêverie et s’invente un monde imaginaire aux personnages qui lui viennent en aide, lui apportent réconfort et surtout, lui permettent de s’évader. Plus de 10 ans plus tard, apaisée de ses blessures d’enfance et avancée sur son chemin de guérison, Pauline Marie d’Elbée prend la plume pour coucher sur le papier ce monde fantastique resté caché dans son esprit : c’est ainsi que le premier tome de sa saga annoncée vient de sortir ! Les Cercles de la création, la mythologie oubliée (éditions Good Mood Dealer by Exergue). Celle qui connait déjà le contenu de ses tome 2, 3 et 4 (!) s’est confiée auprès du Prescripteur sur son cheminement d’écriture

Pauline Marie d’Elbée, Les cercles de la création est votre tout premier roman, mais il est déjà présenté comme le premier tome d’une saga ! Il dort donc depuis longtemps dans votre tiroir ?

Oui, c’est en effet le premier tome d’une saga, mais dormir dans un tiroir, pas réellement. Ou alors un tiroir dans mon cerveau. Je ne pensais pas un jour écrire cette histoire. J’avais une société de location d’œuvres d’art pour entreprises avant. Quand le premier confinement est arrivé, j’ai dû trouver une occupation, et trois personnes m’ont poussée vers l’écriture. Et c’est lorsque j’ai couché les premiers mots que cet univers a vraiment pris vie sur papier…

Cet univers fantastique est né dans votre esprit alors que vous aviez 14 ans : vous confiez qu’à cette époque, vous avez été victime de harcèlement scolaire. Pouvez-vous témoigner de cette période de votre vie, si ce n’est pas trop douloureux de l’évoquer ?

C’est en effet ce qui m’est arrivé.

Comme beaucoup trop de jeunes, malheureusement, j’ai subi un harcèlement assez fort. Il a commencé durant mon enfance, mais c’est entre mes 14 et mes 16 ans que ça a été le plus dur.

Pauline Marie d’Elbée

Avec mes parents, nous n’arrivions pas à communiquer, ils ne comprenaient pas ce qui m’arrivait et je ne trouvais pas les bons mots pour parler de ma situation. D’ailleurs, il y a eu une réelle évolution sur ce sujet. Et heureusement ! Les jeunes peuvent plus facilement mettre des mots sur ce qui leur arrive, et les parents ont peut-être plus de clés pour les comprendre.

Et même si, soyons honnêtes, il existera toujours du harcèlement, j’espère vraiment qu’il sera de plus en plus pris en charge à temps pour éviter certains malheurs…

L’univers fantastique que vous vous êtes créé est devenu ainsi le monde imaginaire où vous vous réfugiez : quelle forme a-t-il pris ?

Je dois avouer que les tous débuts sont flous. Je me souviens en revanche que c’est le film « Peter Pan » de 2003 qui a tout déclenché. Un souvenir précis est gravé dans ma mémoire, c’est la première fois qu’une musique a été associée à mon monde. À l’époque, j’avais un iPod et j’ai lancé « Clocks » de Coldplay. Cette musique est liée à ce film. J’ai fermé les yeux et, comme si c’était naturel, la musique m’a emportée. Et j’ai souri ! C’est quelque chose que je raconte rarement, mais cette musique m’a fait sourire.

Pour la suite, j’ai continué à écouter de la musique, et le monde s’est construit naturellement dans ma tête. Pour les personnages, ils apparaissaient en fonction de mes besoins. Je ne faisais pas de demande particulière. Ça a commencé avec un ou deux personnages, puis d’autres sont venus.

Comme lorsqu’on prend son portable pour appeler un ami afin qu’il nous remonte le moral. Là, mon cerveau appelait une aide grâce à la musique pour que je survive.

Pauline Marie d’Elbée

Etiez-vous déjà dans une démarche d’écriture ? Ou est-ce que cela passait par le dessin ? ou le rêve ?

Jusqu’au premier confinement, ce monde était dans mon imagination et uniquement dedans. Je n’en parlais à personne. Je n’en laissais aucune trace écrite ou orale. Il vivait le soir avec ma musique.

Pauline Marie d’Elbée

C’était mon moment de détente, ma bulle d’évacuation. Je le voyais comme un film ou une série. Quand je fermais les yeux, je m’installais devant la télévision de mon cerveau et j’appuyais sur le bouton « rêve » de ma télécommande. Je respirai enfin. 

Pauline Marie d’Elbée – Vous expliquez que c’est à 25 ans, soit presque 10 ans plus tard, que vous vous êtes sentie prête à partager cet univers dont vous n’aviez plus besoin comme avant. Quel a été votre travail de guérison, de réparation ?

Il y a eu plusieurs étapes. L’une des plus déterminantes a été mon arrivée à Paris, à 24 ans, pour continuer mes études en art. Cette ville a été une bouffée d’air frais. L’art a une place essentielle dans ma vie, et Paris est un lieu où tout respire l’art. En un an, mon monde s’est transformé, il était de moins en moins présent, de moins en moins complexe. Je partais de moins en moins dans mes rêveries. À Bordeaux, même si c’est une ville incroyable, je ne me sentais pas à ma place. Alors qu’à Paris, j’étais entière. Je pense que ça m’a aidée à me trouver. Je n’avais plus besoin de bulle d’évasion.

C’est aussi à 25 ans que j’ai fait mon mémoire qui évoquait les œuvres des artistes symbolistes comme Gustave Moreau. Je ne pourrai pas expliquer pourquoi, mais faire ce travail m’a permis de me détacher de ce monde. Ensuite, il m’a fallu encore quelques années pour le coucher sur papier.  

Finalement, cet univers, vous l’offrez à d’autres aujourd’hui : à qui s’adresse-t-il ? Aux adolescents en premier lieu ? aux adultes ?

À toutes les personnes curieuses. Je ne vise pas un âge en particulier, j’écris pour que les personnes qui me lisent me comprennent. Je raconte simplement une histoire. 

Comment s’est passé l’écriture de ce premier tome, par où commencer lorsqu’un univers existe depuis tant d’années dans votre imaginaire ?

Pour être honnête, ça a été les montagnes russes. Mais cette première expérience m’a tellement apporté. Déjà parce que j’ai dû mettre énormément de réel dans ce premier tome pour amener le lecteur à entrer doucement dans mon univers. Mais le plus compliqué a été de revenir au tout début. C’était un véritable challenge. Mais j’ai adoré le relever. J’ai dû déconstruire les personnages et l’histoire pour pouvoir la raconter. Donc j’ai pris ce cap dans mon écriture.

Maintenant, je pars toujours de la fin pour revenir au début. Je pars du dernier Arc, car mon livre se divise en Arc comme dans les manga, et je remonte le fil de mon histoire à l’envers.

Pauline Marie d’Elbée
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Pauline Marie d’Elbée, autrice de Les Cercles de la création (éditions Good Mood Dealer by Exergue)

Puis pour mes corrections, je commence cette fois par le début et je rectifie encore et encore pour que l’histoire soit claire et cohérente.

Pourriez-vous pitcher ce premier roman pour les lectrices qui nous lisent ?

Ah moi et les pitch… Déjà, ce premier tome pose les bases du monde, il n’est qu’un début, une introduction.

Nous suivons Lola, une étudiante en anthropologie de l’art, qui est mise sur la piste de ce qui va s’avérer être une mythologie cachée.

Pauline Marie d’Elbée

Au fur à mesure de ses recherches, elle va se rendre compte que cette mythologie est étrangement liée au monde qu’elle s’était inventé depuis son enfance. Jusqu’à un voyage dans la cité cachée d’Al Merf où son monde et cette mythologie vont s’entremêler…

Pauline Marie d’Elbée – L’art y tient une place de choix, quel rapport entretenez-vous avec lui ?

L’art est une partie de moi. J’en aime toutes ses formes. Et c’est l’art qui m’a aidé à ancrer mon monde. Chaque image s’accroche à une musique. Au départ, mon monde était plutôt simple. Ensuite, la peinture, la sculpture, le cinéma, l’architecture et la littérature, en plus de la musique, ont enrichi mon imagination. Je rajoute aussi la science dans cette liste, car j’ai toujours vu la science comme un art. C’est petit à petit, et avec tout ce que j’ai pu observer, entendre, ou lire, que tout s’est développé.

L’art ne cesse de me nourrir. Il est ma source d’inspiration. Et l’art se nourrit de mythologie qui est devenue, avec le temps, ma seconde source d’inspiration. Je m’en sers comme appui, comme soutien, pour vulgariser mon monde. 

Pauline Marie d’Elbée

Les prochains tomes sont-il déjà écrits… ? Connaissez-vous déjà sa fin ?

Le deuxième tome est en cours d’écriture. J’ai toutes les fins de chaque tome et les débuts du troisième et du quatrième tome. Et c’est vrai que je connais la fin.

Je sais comment aller jusqu’à ce point final. Même si je vais évoluer, et mon écriture avec, le fond de l’histoire lui restera toujours le même. Je sais que ça, c’est immuable. 

Pauline Marie d’Elbée

Comment vivez-vous cette première publication et qu’en attendez-vous ?

C’est une chance incroyable et je la vis au jour le jour. Chaque personne qui achète mon livre permet au monde que j’ai créé de prendre vie. Et je souhaite que ça continue afin de partager l’ensemble de mon univers avec les lecteurs. 

Un vrai tabou est en train doucement de se lever sur le harcèlement scolaire, amplifié aujourd’hui par les réseaux sociaux. Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux adolescents harcelés à l’école ?

Trouver votre moyen d’évacuation, de vous déparasiter de ces souffrances extérieures !

Trouvez votre bouton « rêve » et utilisez-le autant de fois que nécessaire pour tenir.

Pauline Marie d’Elbée

Mais restez toujours conscient de la réalité. Vous vous trouvez dans un monde bien réel et ce bouton « rêve » n’est qu’un moyen pour respirer un peu mieux. Un moment dans votre vie peut tout faire basculer dans le bon côté, tenez bon jusqu’à ce moment, car ça en vaut le coup ! 

Les Cercles de la création, La Mythologie oubliée – Tome 1, de Pauline Marie d’Elbée (éditions Good Mood Dealer by Exergue) | 22€

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Lorsqu’un texte énigmatique est découvert sous une toile du peintre Gustave Moreau, Lola, une jeune étudiante en anthropologie, se retrouve bien malgré elle sur les traces d’une civilisation oubliée, semblant étrangement liée au monde imaginaire qui l’habite depuis son enfance. De Paris à Rome, du Caire à la cité cachée d’Al Merf, Lola découvrira, qu’au travers des siècles, des figures emblématiques telles que Botticelli, Gaudi, Bosch, De Vinci, ou même Einstein, ont déjà tenté de percer les mystères de cette mythologie. En décryptant leurs travaux, Lola comprendra qu’elle devra finalement affronter ses propres démons : des créatures créées pour ramener la destruction sur Terre.

Crédit photo de couverture – Kate Tepl
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